Rentrée scolaire : plus d’un demi-millier d’enfants aidés par la Première Dame dans l’Estuaire

LGA, le 12 septembre 2026 — Un cartable sur le dos, quelques cahiers neufs et, pour certaines familles, une dépense en moins. Les 10 et 11 septembre, les équipes de la Première Dame, Zita Oligui Nguema, ont parcouru plusieurs localités de l’Estuaire pour distribuer des fournitures scolaires à des enfants issus de familles vulnérables.

La rentrée a déjà commencé, mais la distribution, elle, se poursuit. À Cocobeach, Méba, Plaine Ayeme, Bizango, Malibé 2, Plaine Orety et dans plusieurs autres localités de la province, les bénéficiaires ont reçu cartables, cahiers, stylos, matériel de géométrie et autres fournitures nécessaires pour reprendre le chemin de l’école.

Au total, 573 kits scolaires ont été distribués lors de cette étape, sous la supervision de Felly Dipoumba Diramba épouse Nyama. Une opération initiée par la Première Dame et menée, ces dernières semaines, dans plusieurs provinces du pays.

Ceux pour qui la rentrée coûte plus cher

Ici, pas de distribution générale. Les équipes ciblent les enfants pour lesquels le mois de septembre peut rapidement tourner à l’équation impossible : familles économiquement fragiles, orphelins, enfants vivant avec un handicap ou enfants dont les parents sont eux-mêmes en situation de handicap.

Un cartable, quelques cahiers, des stylos. Des objets ordinaires, mais dont l’achat peut peser lourd dans le budget d’un ménage déjà sous tension.

L’enjeu dépasse donc la fourniture scolaire. Il s’agit de permettre à ces enfants de franchir le portail de leur établissement avec le minimum nécessaire, sans que la précarité familiale ne se transforme en handicap scolaire supplémentaire.

La démarche se veut également directe. Les équipes vont dans les quartiers et les localités à la rencontre des bénéficiaires, plutôt que de concentrer l’aide dans les centres urbains ou d’attendre que les familles viennent la réclamer.

Après l’intérieur, l’Estuaire

L’étape de l’Estuaire intervient après plusieurs opérations conduites ces derniers jours dans différentes localités de l’intérieur du pays. Elle rappelle une réalité souvent moins visible : la vulnérabilité sociale ne se trouve pas que dans l’arrière pays. Elle se trouve aussi dans les quartiers périphériques et les localités situées à quelques kilomètres de la capitale.

Pour les familles concernées, le calcul est parfois simple : lorsqu’il faut choisir entre les dépenses alimentaires, les soins, le transport et les fournitures scolaires, le cartable de l’enfant peut devenir une dépense de trop.

La campagne entend précisément agir sur cette difficulté, en apportant une aide concrète au moment où les charges scolaires s’accumulent.

Selon des sources proches du dossier, une extension de l’opération à l’ensemble des provinces pourrait être envisagée lors des prochaines rentrées scolaires. Si elle se confirme, cette perspective permettrait de passer de simples opérations ponctuelles à un dispositif de soutien plus large en faveur de milliers d’enfants vulnérables.

Morgan Momb's

Diplômé de l'ENS en philosophie, amoureux des questions d'art, de littérature et de musique

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