LGA, le 17 avril 2026 – À Owendo, la mort de Derick Chivarel Biteghe, élève en classe de Terminale au lycée privé PROCCL, met en lumière une nouvelle poussée de violence en milieu scolaire. Le drame, survenu le jeudi 16 avril, a profondément choqué la communauté éducative et relance le débat sur la sécurisation des établissements.
Selon les premiers témoignages recueillis sur place, tout serait parti d’un différend ancien entre élèves de PROCCL et ceux d’un lycée voisin. Une querelle de territoire, de regards de travers, de rivalité adolescente – la routine des cours d’écoles, jusqu’à ce qu’elle bascule dans l’irréparable. En pleine journée, plusieurs jeunes extérieurs à l’établissement auraient pénétré dans l’enceinte scolaire avant de s’introduire dans une salle de classe où une enseignante dispense son cours.
L’enseignante aurait tenté de s’interposer, enjoignant les intrus de quitter les lieux. Elle aurait alors été prise à partie. Face à l’agression, des élèves interviennent pour la défendre. Dans la confusion générale, les cris fusent, les corps s’entrechoquent. C’est dans ce chaos que Derick Chivarel Biteghe est atteint d’un coup de couteau.
Alerté par les hurlements, un surveillant accourt et tente, sans succès, de maîtriser les assaillants. Ces derniers prennent la fuite, laissant derrière eux un établissement sous le choc. Transporté en urgence au CHU d’Owendo, l’élève ne survivra pas à ses blessures.
Intervenue quelques minutes après les faits, la police indique avoir interpellé le principal suspect, présenté comme l’auteur du coup fatal. Celui-ci a été déféré devant le procureur de la République, qui a ordonné son placement en détention provisoire par le biais d’un mandat de dépôt. Une enquête judiciaire est en cours afin d’établir les responsabilités et de déterminer les circonstances précises de l’attaque.
Cette tragédie repose avec acuité la question de la sécurité dans les établissements scolaires et de la montée des violences juvéniles. Comment des individus extérieurs ont-ils pu pénétrer aussi facilement dans une enceinte scolaire ? Quelles mesures de prévention et de contrôle sont réellement en place ? Et surtout, combien de drames faudra-t-il encore pour que la question soit traitée à la hauteur de son urgence ?
Derick Chivarel Biteghe, décrit par ses proches comme un élève sans histoire, était l’unique enfant de sa mère. Sa disparition laisse une famille dévastée et une communauté éducative sous le choc, confrontée à une réalité qui dépasse désormais le cadre strict de l’école.

