Sommet des Premières dames : Zita Oligui Nguema plaide pour des systèmes plus solides

LGA, le 18 avril 2026 — Au-delà des déclarations de principe sur le rôle des femmes dans le développement, la Première dame du Gabon, Zita Oligui Nguema, a appelé à un changement d’approche. Lors du sommet des Premières dames africaines organisé le 17 avril à Libreville sous l’égide de l’Organisation des Premières dames africaines pour le développement (OPDAD), elle a insisté sur la nécessité de bâtir des politiques publiques et des mécanismes institutionnels capables de soutenir durablement les femmes et les jeunes filles.

Au cœur des discussions figurait la résilience face aux effets du changement climatique, un enjeu qui touche de manière particulière les femmes sur le continent africain, souvent en première ligne dans la gestion de l’eau, de l’alimentation et des activités agricoles.

Dans son intervention, Zita Oligui Nguema a rappelé le rôle central des femmes dans l’équilibre social et familial. « Lorsque la femme gabonaise est protégée, la famille est stabilisée. Lorsque la famille est stabilisée, la Nation tient debout », a-t-elle déclaré devant ses homologues africaines.

Mais la Première dame gabonaise a également mis en garde contre une vision qui consisterait à faire reposer l’essentiel de la résilience sociale sur la capacité d’adaptation des femmes elles-mêmes.

« La résilience d’une Nation ne peut pas reposer uniquement sur la force silencieuse des femmes. Elle doit s’appuyer sur des systèmes solides », a-t-elle souligné, appelant à renforcer les dispositifs publics et les politiques structurées en faveur des femmes.

Son plaidoyer met ainsi l’accent sur la responsabilité des États et des institutions. Pour elle, la protection des femmes, leur autonomisation économique et leur capacité à faire face aux crises climatiques doivent s’inscrire dans des stratégies durables, soutenues par des politiques publiques cohérentes.

Dans un contexte où les effets du dérèglement climatique accentuent les vulnérabilités sociales, la rencontre de Libreville a permis de replacer la question de la résilience féminine au cœur des débats sur le développement du continent. Un message clair : la solidarité familiale et la détermination des femmes ne suffisent plus, elles doivent désormais s’appuyer sur des systèmes capables de les soutenir.

Morgan Momb's

Diplômé de l'ENS en philosophie, amoureux des questions d'art, de littérature et de musique

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