Le Gabon Actuel, 20 novembre 2025 – Célébrée ce jeudi 20 novembre à la Maison Georges-Rawiri, la Journée mondiale de l’enfance a rassemblé institutions, partenaires et jeunes publics autour d’un même enjeu : rappeler l’urgence de protéger et d’écouter les enfants au Gabon. Entre promesses renouvelées, plaidoyers appuyés et ambitions affichées pour un audiovisuel plus adapté, la cérémonie a mis en lumière des engagements forts. Reste à savoir s’ils se traduiront, au-delà des discours, dans le quotidien des plus jeunes.
À Libreville, la Maison Georges-Rawiri a accueilli, hier, la cérémonie officielle marquant la Journée mondiale de l’enfance. Devant un public composé en grande partie d’élèves et de parents, représentants institutionnels et partenaires ont rappelé les enjeux persistants liés aux droits et au bien-être des enfants au Gabon.

Ouvrant la série des allocutions, la représentante de l’Unicef au Gabon, Dr Marie-Reine Chinezi Fabry, a salué la forte mobilisation des jeunes présents. Elle les a encouragés à poursuivre leurs engagements, à “continuer à s’exprimer et à rêver grand”, insistant sur la nécessité de créer des espaces où leur parole peut pleinement s’exercer.

La ministre de la famille et de la protection de l’enfance, Élodie Diane Fouefoué, a, de son côté, rappelé les efforts entrepris par les autorités gabonaises pour renforcer la protection de l’enfance. Elle a notamment souligné l’adhésion du pays à l’Alliance mondiale des États pionniers engagés contre les violences faites aux enfants, une initiative à laquelle, affirme-t-elle, “peu de pays africains ont encore souscrit”.
L’hôte des lieux, Jean Robert Elmut Moutchinga Boulingui, directeur général du Groupe Gabon Télévision, a, quant à lui, mis en avant la « fructueuse collaboration » avec l’Unicef. L’objectif affiché ? « Réinventer les programmes » pour la jeunesse. Une noble intention dans un paysage audiovisuel souvent critiqué pour son manque de contenu véritablement adapté et innovant pour le jeune public. Le partenariat peut-il briser les schémas habituels ? L’avenir le dira.

Cette journée a offert une tribune institutionnelle pour réaffirmer les engagements pris. Elle a surtout donné aux principaux concernés, les enfants eux-mêmes, l’occasion d’être visibles, entendus et associés aux discussions qui les concernent.
Pourtant, en sortant de la Maison Georges Rawiri, une question persiste : après les applaudissements, que restera-t-il de ces belles paroles dans la vie des enfants gabonais ? La Journée mondiale de l’enfance est passée par Libreville. Elle a offert un joli spectacle. Maintenant, place à l’action.


