Libreville 20 janvier 2026 – Le climat social demeure tendu dans le secteur de l’éducation. Après l’interpellation de Marcel Libama, ancien député de la Transition et enseignant à la retraite, une autre figure bien connue du syndicalisme gabonais a été inquiétée par les services de sécurité. Simon Ndong Edzo a été interpellé ce matin à son domicile par des éléments de la Direction générale des recherches (DGR).
Selon les informations recueillies, les faits reprochés à l’ancien responsable syndical sont similaires à ceux ayant motivé l’interpellation de Marcel Libama. Il lui est notamment reproché une implication jugée visible dans la grève en cours des enseignants, alors qu’il est admis à la retraite depuis plusieurs années. Un argument qui suscite incompréhension et controverse, tant dans les milieux syndicaux que dans l’opinion publique.
Simon Ndong Edzo est considéré comme l’une des figures historiques des luttes enseignantes au Gabon. Son interpellation renforce le sentiment d’un durcissement de la réponse des autorités face à un mouvement social qui, depuis plusieurs semaines, exprime un profond malaise lié aux conditions de travail, aux carrières et au respect des engagements pris par l’État.
Dans l’opinion, l’indignation monte. De nombreuses voix réclament des explications claires sur les fondements juridiques de ces interpellations, estimant que l’engagement syndical, même pour des retraités, ne saurait être assimilé à une infraction. Des appels à la libération des personnes interpellées se multiplient, tandis que les autorités, pour l’heure, gardent le silence.
Dans un pays marqué par de fortes attentes en matière de gouvernance sociale, ces arrestations ravivent le débat sur la gestion du dialogue social et la place des partenaires sociaux dans les mouvements revendicatifs actuels.

