Libreville, 6 février 2026 — À Angondjé Village, l’eau n’est plus seulement une promesse. Elle coule désormais d’un forage flambant neuf, inauguré ce vendredi. L’ouvrage a été offert par l’Ambassade de Chine au Gabon, lors d’une cérémonie sobre, en présence des autorités locales et des représentants communautaires.
L’ouvrage affiche une capacité de production de 6 000 litres d’eau par jour et est doté de panneaux solaires, d’un suppresseur et d’équipements modernes garantissant un fonctionnement autonome et durable. L’exécution des travaux a été assurée par Covec Gabon, pour le génie civil, et Keep Gabon, en charge des installations électriques — un duo déjà rodé aux chantiers d’envergure.

La cérémonie d’inauguration a pris des airs de reconnaissance collective. Marie Rose Obala Ivenda, première maire adjointe de la commune d’Akanda, a salué « un don structurant » pour les populations, rappelant que l’accès à l’eau conditionne santé publique, scolarité et activités économiques. Du côté chinois, XU Yan, représentant l’Ambassadeur empêché a replacé l’initiative dans la continuité des liens d’amitié et de coopération entre Pékin et Libreville, insistant sur la dimension humaine de ce partenariat.
Au-delà de l’infrastructure, l’événement a été marqué par un don de matériels d’entretien et d’équipements domestiques — seaux, bassines, brouettes, râteaux — offert par une bonne volonté. Un appui complémentaire, pensé pour accompagner l’usage et la maintenance du forage, et éviter l’écueil fréquent des équipements vite dégradés faute d’outils adéquats.

Prenant la parole au nom des habitants, le chef de quartier Ferdinand Eheou s’est engagé à veiller à la préservation de l’ouvrage. Un point crucial : la durabilité des projets d’eau reposant autant sur l’appropriation communautaire que sur la qualité technique.
Présente au Gabon depuis 2016, Covec Gabon, qui a co-financé de l’ouvrage, n’en est pas à son coup d’essai. L’entreprise revendique des réalisations majeures, du Palais Léon Mba de l’Assemblée nationale aux axes routiers stratégiques tel que Ndéndé–Tchibanga, Tchibanga–Mayumba et Ndéndé–Lébamba. Autant de chantiers qui illustrent l’ancrage progressif des groupes chinois dans les infrastructures gabonaises.
À Angondjé Village, l’équation est simple : de l’eau, une autonomie énergétique, un engagement local. Mais la portée est plus large. Dans un pays où l’accès aux services de base demeure inégal, ce forage rappelle que la coopération internationale se juge moins à l’ampleur des montants qu’à la capacité des projets à transformer, concrètement, le quotidien des populations.

